MNCT 940 – Rechercher Plus Profondément

« C’est ça le plus grand miracle, et finalement, le seul miracle : c’est que vous vous réveillez du rêve de la séparation et devenez un autre genre de personne. Les gens se concernent constamment par ce qu’ils font : est-ce que j’ai suffisamment accompli, écrit le meilleur scénario, formé la société la plus puissante ? Mais le monde ne sera pas sauvé par un autre grand roman, un superbe film, ou une formidable entreprise. Il ne sera sauvé que par l’apparition des gens formidables »

– Marianne Williamson

 

N’importe qui qui passe du temps avec des praticiens des trois principes entendra souvent le mot, « fondement ». C’est devenu une espèce de mot à la mode – une devise dans le jeu de « qui joue le jeu le mieux ? ». Il y a des conversations qui tourne autour de « son ‘fondement’ est meilleur que le sien », qui me rappelle vaguement des souvenirs d’école où on jouait à « mon papa est plus fort que ton papa » (et un jeu auquel mes enfants doivent malheureusement perdre dans leurs écoles et cours de récréation.)

Pourtant, malgré cet exercice quelque sans but de surenchère spirituelle, la conversation a néanmoins un but. Puisque notre « fondement » – c’est-à-dire notre niveau de compréhension de qui nous sommes, ce qu’est la vie et comment tout ça fonction – c’est la seule chose de valeur que nous avons en tant qu’enseignants, coachs et praticiens.

Notre fondement n’est pas une compréhension intellectuelle. Réussir un examen écrit sur les principes derrière l’expérience humaine serait comme être le lauréat de l’examen final d’une classe sur l’analyse du stand-up. Ce n’est pas parce que vous obtenez 20/20 que cela veut dire que vous ayez la capacité de faire rire les gens.

Le timing comique est une de ces choses subtiles et invisible que l’on peut apprendre mais qui ne peuvent être enseigné – une fois que vous avez compris, c’est dans les tripes, pas la tête. Pareillement, notre vraie compréhension de la vie est la fondation de tout ce que nous faisons et disons, consciemment ET inconsciemment. Enseigner la valeur de spontanéité à partir d’un manuel d’instruction n’a pas le même effet que de demander à la classe de s’arrêter un instant dehors et apprécier la lumière du soleil en plein milieu d’un cours intense. L’un est pratiqué ; l’autre est réel.

Alors qu’est ce qui est dans la fabrique de notre fondement ? Qu’est qui est si important que 80%-90% de la conversation transformative soit focalisée là-dessus ?

Il y a un million de façons pour en parler, mais je vais le décomposer en trois choses fondamentales pour le but de ce tip…

1. Qui êtes-vous, réellement ?

Le mystique Canadien Terence Gray, mieux connu sous le nom de Wei Wu Wei, a écrit les célèbre mots:

« Pourquoi êtes-vous malheureux ?
Parce que 99.9 pour cent
De tout ce que vous pensez,
Et de tout ce que vous faites,
Est pour vous-même –
Et il n’y a pas de vous-même »

Si cela est si ésotérique que vous avez l’impression que votre tête va exploser, remontons quelques niveaux de conscience et regardons les idées comme ceci :

Qu’est-ce qui est inné (naturel) pour tous les êtres-humains, et qu’est-ce qui est appris (conditionné) ?

J’utilise souvent l’analogie suivante pour décomposer la réponse à cette question (avec mes remerciements à Lian Brook-Tyler de Born Happy pour le dessin) :

Diamond 940 French

Au cœur de notre être, nous sommes tous faits de la même fabrique parfaite – ce que certains appelleraient l’esprit, ou la force de la vie, l’esprit universel, ou la conscience pure. Ce « diamant » de notre essence est solide et constant – à multiple facettes qui reflète parfaitement la lumière. Mais dans notre manque de confiance, nous commençons à croire que nous sommes merdiques – que les sentiments de culpabilité, honte, haine de soi et égoïsme que nous ressentons tous de temps à autre sont partie intégrante de notre essence et non pas produit de notre programmation.

Alors, afin de cacher notre merde du monde, nous développons une personnalité – une espèce de vernis à ongles produit de notre égo, dans le but de détourner le monde externe et le garder à suffisamment de distance pour qu’il ne puisse pas sentir qui nous sommes réellement. C’est le « soi » dont tant de livres du développement personnel tentent de nous aider, et la raison pour laquelle nos tentatives d’atteindre l’estime de « soi », la valeur de « soi » et l’amour de « soi » s’en vont à vau-l’eau. Après tout, tenter d’aimer, apprécier, et estimer ce que nous faisons sembler d’être c’est comme idolâtrer le reflet de la lune au lieu de regarder dans le ciel et voir ce qui est réellement là.

L’ironie, c’est quand nous lâchons prise de cette quête de l’amélioration de « soi », nous tombons souvent par hasard sur l’essence de qui et de quoi nous sommes véritablement, parce qu’elle est faite du même amour, appréciation et valeur intrinsèque que nous cherchons tout au long.

La semaine prochaine, je regarderai plus profondément un deuxième élément fondamental de notre fondement – la seule source des multitudes de nos expériences de la vie. En attendant, vous souhaiteriez peut-être passer un peu de temps à réfléchir sur ces instructions, prise du journal spirituel époustouflant de Ken Wilber, « One Taste » (Un Goût) :

Alors que vous vous reposez dans le Témoin – vous rendant compte, je ne suis pas objets, je ne suis pas sentiments, je ne suis pas pensées – tout ce que vous remarquerez sera un sentiment de Liberté, un sens de la Libération, un sens du Relâchement – relâchement de l’emprise terrible du fait de s’identifier avec ces petits objets finis et faibles, votre petit corps et votre petit esprit et votre petit égo, tous des objets qui peuvent être vus, et ne sont pas, donc, le vrai Voyant, le vrai Soi, le Témoin pur, ce qui est ce que vous êtes en réalité.

Alors vous ne verrez rien de particulier. Quoi qui advienne est bien. Les nuages flottent dans le ciel, les sentiments flottent dans le corps, les pensées flottent dans l’esprit – et vous pouvez en être témoin de tout ça sans effort. Ils viennent tous spontanément dans votre conscience présente, aisément et sans effort. Et ce témoignage conscient ne porte avec lui rien de spécifique à voir. Il s’agit simplement d’un vaste arrière-plan sens de Liberté – ou le Vide pur – et dans ce Vide pur, que vous êtes, le monde manifeste entier se dévoile. Vous êtes cette Liberté, cette Ouverture, ce Vide – et non la moindre petite chose qui arrive dedans.

Alors que vous restez dans ce témoignage vide, libre, aisé et sans effort, remarquez que les nuages apparaissent dans l’espace vaste de votre conscience. Les nuages apparaissent en vous – tellement que vous pouvez en sentir le goût, vous êtes un avec les nuages, c’est comme si ils sont sous votre peau, tellement ils sont près. Le ciel et votre conscience sont devenus un, et toutes les choses dans le ciel flottent sans effort à travers votre conscience. Vous pouvez embrasser le soleil, avaler la montagne, ils sont à ce point près.

Zen dit « Avaler l’Océan Pacifique d’une seule gorgée, « et c’est la chose la plus facile à faire au monde, quand dedans et dehors ne sont plus deux, quand sujet et objet ne sont pas dédoublés, quand celui qui regarde et celui qui est regardé ne forment qu’Un Goût.

Amusez-vous, apprenez tout ce que vous pouvez et bonne exploration !

Avec tout mon amour,
Michael