MNCT 949 – Le Manuel du Diable sur les Stratèges de Marketing Efficaces

MNCT 949 – Le Manuel du Diable sur les Stratèges de Marketing Efficaces

 

« Ceci est la vraie joie dans la vie, quand l’être se voit employé pour une cause bien plus grande que vous-mêmes ; être la force de la nature au lieu d’un amas fiévreux et égoïste de maladies et plaintes, se plaignant que le monde ne se dévoue pas à vous rendre heureux. Je suis de l’opinion que ma vie appartient à la communauté entière et, tant que je suis vivant, c’est mon privilège de la servir de quelque manière que je peux. Je veux être totalement usé quand je meurs, car plus je travaille, plus je vis. Je réjouis de la vie pour la vie elle-même. La vie n’est pas qu’une flamme brève. C’est une torche splendide que j’ai l’honneur de tenir pour le moment, et je veux qu’elle brûle aussi vivement que possible avant que je passe le flambeau aux générations futures. »

– George Bernard Shaw

 

Il y a quelques années, je parlais à une conférence sur le marketing ou, quelque peu sur le ton de l’ironie, j’ai décrit les deux étapes du processus au cœur du « Manuel du Diable sur le Stratèges de Marketing Efficaces » :
Etape un : appuyer sur les pensées d’insécurité de vos clients potentiels

Nous sommes tous peu sûrs de temps à autre. Et si quelqu’un le veux, il y a des chances qu’il n’aurait pas trop de mal à remuer ces insécurités sur des thèmes humains qui nous touchent tous, comme l’argent, le sexe, le pouvoir, la solitude et la mort.

En tant que tel, le fait d’avoir des pensées insécurisées et le ressenti qui les accompagne n’est pas un gros problème. Mais parce que la majorité des personnes ne se rendent pas compte que toute insécurité vient de notre pensée et non pas de nos circonstances, nous nous ouvrons donc à l’étape deux …

Etape deux : Offrir le soulagement sous forme de votre produit ou de votre service

  • « Inquiet à cause de la grippe pendant cette saison froide et misérable où tout le monde dans ces images que nous vous montrons est en train de tomber malade et faire faux bon à leur chef et embêtant leur famille et qui finira certainement au chômage, sans domicile et tout seule ? Ne vous inquiétez pas – le tout nouveau Grippesenva peut vous aider ! »
  • « Vous imaginez parfois à quel point ce serait horrible si votre enfant devait mourir ? Heureusement le tout nouveau Folexota SUV à des caméras de sécurité arrières pour que vous n’ayez pas à vous inquiéter d’une telle chose, comme c’est presque arrivé à nos acteurs dans notre publicité ! »
  • « Ça vous arrive d’être jaloux du fait que tout le monde sauf vous est en train de s’envoyer en l’air avec des canons de beauté ? N’ayez pas peur, mon ami – buvez notre bière/gagnez notre loterie/mangez notre glace et la chance vous êtes assurée ! »

Or, bien sûr, je ne suis pas en train de dire que la médecine est mauvaise, ni que avoir des caméras à l’arrière de la voiture ne soit pas une bonne idée. Et si vous êtes dans le marketing, je ne suis pas en train de vous dire qu’il ne faille pas démontrer les bénéfices réelles de votre produit et service sur la santé, la sécurité ou même sur l’attirance physique. Mais il y a une sorte de cynisme du « plus petit dénominateur commun » qui parfois souligne ce genre de marketing. Il perpétue le mythe que nos expériences de vie viennent de l’extérieur de nous, et ignore totalement notre potentiel plus élevé pour la création de vies construites sur des fondations plus évoluées que la simple survie ou le confort personnel comme seul et unique but.

Comme le dit, l’enseignant spirituel Gangaji :

« En ce moment même vous avez la capacité de reconnaître que dans votre vie, à travers n’importe quelles bénédictions et chances, vous avez de la nourriture et un abri, du temps de loisir, et le soutien pour prendre le temps afin de considérer ce qui est plus profond et qui a encore plus de sens que le simple survie, la procréation, et le pouvoir. Ceci est un trésor rare et précieux. A travers notre histoire, et dans la situation actuelle du monde, la majorité n’a pas cette opportunité. Mais pour vous, entourés d’abondance, la survie n’est pas en cause.

Bien sûr, vous pouvez en faire une cause. Vous pouvez vous préoccuper d’une survie croissante, avec de plus en plus de garanties de survie, mais si vous dites la vérité, la survie n’est pas un problème pour vous. Vous devez vous obliger à en faire un problème. Il faut perpétuer la lutte, les coups de coude, les pleurs, la souffrance, les demandes de garanties. Cette perpétuation c’est la pratique de raconter la même histoire encore et encore et encore – le passé, le présent, et le future – évaluant, vérifiant, pesant, et fixant. »

Alors, à quoi pourrait ressembler du marketing du « plus haut dénominateur commun » ?

Eh bien, ce serait une évocation et un appel à l’intelligence plus profonde des autres, à leur créativité, et leur génialité. Nous ferions de notre mieux pour connecter nos clients potentiels avec leur plus haut potentiel, pas leurs pensées habituelles de peur et d’insécurité. Et en faisant jaillir leur intelligence, leur humanité et leur cœur, nous ferions que les clients choisissent de travailler avec nous à partir d’un sens de sagacité, et non pas d’un « besoin » à partir de sentiments de peur.

J’entends la pensée cynique dans ma propre tête en écrivant ceci, alors qu’elle chante Imagine de John Lennon et porte un drapeau Américain des années ’50 en arrière-plan. Mais la vérité c’est que, ce n’est pas parce que nous sommes habitués à faire les choses d’une certaine manière que cela veut dire que c’est la seule manière, et ne veut certainement pas dire que c’est la meilleure manière. Les normes malsaines ne nient pas la possibilité de faire ressortir le mieux des autres en les invitant dans notre monde.

Et au fur et à mesure qu’ils se joignent à nous dans un monde d’humanité partagée et de sentiment plus profond, nos clients deviennent des supporteurs ardents, pas seulement à cause de la qualité de ce que nous offrons mais parce que nous le leur présentons d’une manière qui leur rappelle qui et quoi ils sont réellement …

Avec tout mon amour,
Michael

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